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Վիգէն Գինկ

Photo de Vicsou

Vicsou

Description :

Soyez les bienvenus sur ce blog. Il s'adresse avant tout aux personnes sachant réfléchir, aux personnes sachant rire de tout et à ceux qui aiment la musique. Quant aux autres, je dois dire, malheureusement, qu'ils n'apprécieront guère ce blog.
Mais je tiens à satisfaire tout le monde alors je vais bientôt créer un blog qui traitera des moutons, des hangars et des fermes


Gloire aux artistes, gloire aux artisans. Merci aux gens honnêtes qui aiment ce qu'ils font. Gloire aux créateurs, gloire à ces créateurs de bonheur

Je m'appelle Vicken, je suis un geek-tariste

Ce n'est pas parce que j'aime regarder des films d'horreur, écouter du metal, me faire peur, que je vais éviscérer quelqu'un au coin d'une rue

Ce n'est pas parce que j'aime des choses différentes que je ne suis pas normal. Certains se croient normaux, mais qu'est ce que la normalité ? Qui a dit qu'il était plus normal d'écouter du r'n'b plutôt que du rock ? De pouffer de rire devant une émission de téléréalité de TF1 que de se faire sursauter devant un bon vieux film d'horreur ?


Bonjour je m'appelle Vicken (il s'agit de mon VRAI prénom et non pas un pseudo je tiens à le préciser).

Je suis un garçon qui aime beaucoup de chose et assez ouvert d'esprit. Je suis passionné par la musique et je joue de la guitare depuis quelques années et je m'intéresse aussi à d'autres instruments.
Continuellement à la recherche d'un enrichissement personnel, je cherche des gens capable de me comprendre (chose qui n'est pas aisé). Je suis avant tout un amoureux de musique (hard rock, blues, classique, metal principalement mais je reste très ouvert d'esprit).
J'aime aussi beaucoup écrire et ma principale activité reste l'observation des individus qui m'entourent. Parce que je pense qu'il faut d'abord se plaire avant de plaire aux autres j'ai toujours voulu me sentir bien dans ma tête et avoir certaines valeurs. Au fil de ma vie je n'ai pas toujours été parfait, j'ai même parfois été ridicule mais l'essentiel c'est que j'évolue et que je regarde le passé en prenant du recul. Et j'aime bien me savoir comme je suis. Je pense que ma naissance était mon plus beau cadeau, je ne crache pas sur la vie.
Je ne vis pas avec des choses compliquées et je ne suis pas difficile moi même. J'aime parler avec une personne avec laquelle je m'entend bien. Dans la vie j'aime les petits plaisirs et les grands événements. Je ne trouve pas que fumer ou se bourrer la gueule rende cool et je crache sur tout ce qui se croit meilleur qu'il n'est. Les jeunes en pleine crise d'ado qui se croient dark et qui "fuck la vie" et les autres complètement à l'opposé qui se prennent pour des petits adultes peuvent passer leur chemin. Les musiciens sont quant à eux les bienvenus

Si tu veux en savoir plus, la touche MP est là pour ça

PS : Si je porte des lunettes de soleil ce n'est en aucun cas pour me la raconter ou pour essayer de jouer les sosies de Patrick Rondat que je respecte au passage, mais tout simplement car j'en ai besoin, c'est ce qui m'a été prescrit et que j'ai une très mauvaise vue suite à un accident à mes 6 ans qui m'a coûté mon oeil gauche dans lequel j'ai un faux cristallin à présent, donc merci de me passer de vos remarques.

Val d'Oulien à vie

Atlaïste

Goûts musicaux :

Death, Brutal death, Black, Doom, Death melodic prog, 80s, 70s, Classique, Gregorian, Gothique, Funk, Jazz, Fusion, Blues, Rock, Hard Rock, Metal, Gospel

QUEEN, Brian May, Freddie Mercury, Jacques Brel, Georges Brassens, Genesis, Tony Banks, Michael Jackson, Ritchie Blackmore, B.B. King, Muddy Waters, Black Sabbath, Tony Iommi, The Yardbirds, Kohar, Tchaikovsky, Toto, Steve Lukather, Jeff Porcaro, Ennio Morricone, Joe Satriani, Paul Gilbert, Buckethead, Eddie Van Halen, Yngwie Malmsteen, PATRICK RONDAT, Era, Gojira, Racer X, Dream Theater, Rainbow, Ronnie James Dio, Kansas, The Answer, Stevie Ray Vaughan, Nightwish, Symphony X, Steve Vai, Heaven & Hell, Journey, Kiss, Whyzdom, Rosa Crux, EUROPE, Kee Marcello, John Norum, Shawn Lane, Derek Sherinian, Adagio, Eternal Flight, Christophe Offredi, Christophe Godin, Rhapsody Of Fire, Patrice Guers, Mr.Big, Cannibal Corpse, Sigh In Hysteria, Aerosmith, Gomidas, Schubert, Vinnie Moore, Dixie Dregs, Steve Morse, Epica, Adiemus, Karl Jenkins, Miriam Stockley, Enya, Mike Oldfield, Ronnie Montrose, Atylantos, Megadeth, Satan Jokers, Jivan Gasparyan, Peter Gabriel, Aram Khatchadourian, Arno Babadjanian, Danny Elfman, John Williams, Bernard Herman, Maksim Mrvica, The Shadows, The Platters, Delta Goodrem, Judas Priest, Pascal Vigné, Dudley Ross, Nightmare, Soul Betrayed, Steffen Schakinger, Greg Howe, Thomas Bressel, Rusty Cooley, Neil Zaza, Joe Stump, Dokken, Nocturnal Rites, Pink Floyd, Blind Guardian, Running Through The Frontline, Guthrie Govan, Marco Sfogli, James Labrie, Arch Enemy, Therion, At Vance, Dark Moor, Angi Schiliro, Daczi Zsolt, Thibault Abrial, Rondo Veneziano, Jean Michel Jarre, Kitaro, Vangelis, Blue Öyster Cult, Gothard, Andy James, Olivier Hanriot, Vladimir Cosma, Jean-Claude Rapin, Dominique Leurquin, Avantasia, Stratovarius, Ensiferum, ABBA, Angra, Furious Zoo, Magar Yegmalian, Armenian Space Station, Allan Holdsworth, Joe Bonamassa, Cacophony, Jason Becker, Andrés Segovia, Bach, Ange, Atoll, Chris Beya, John Coltrane, Boney M, John McLaughlin, Steps Ahead, Rob Zombie, Doro, Firewind

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“ Pfff… ” - mardi 29 janvier 2013 10:21

Bouddhisme

Le néo-bouddhisme de nos nouveaux bourgeois de gauche (et de leur prophète Jean-Claude Carrière) poursuit le même but que le protestantisme en son temps : déculpabiliser le nanti nouveau riche à sensibilité de gauche.
Le bouddhisme n'est pas une religion mais une sagesse, une thérapie qui propose au nouvel adepte d'échapper à la culpabilité par le repli sur soi. En ce sens très actuel, le bouddhisme n'est pas une alternative au christianisme mais une alternative à la psychanalyse ; cette autre religion laïque du désintérêt pour l'autre, toujours le même, l'exploité. Son but, identique, n'est pas la transcendance, l'universel, mais le confort individuel.
Voilà pourquoi vous ne verrez jamais un ouvrier faire za zen, pas plus que s'allonger sur un divan. Sa méditation, son renoncement au monde et à ses plaisirs est sa condition objective : l'abrutissement du travail à la chaîne.
Chaque fois que je croise un néo-bouddhiste - publicitaire, cadre de la nouvelle économie ou rentier faux jeton caché derrière son masque sagesse - j'ai l'envie très chrétienne (celle qui prit Jésus face aux marchands du temple) de lui casser la gueule !
 
Alain Soral
Jusqu'où va-t-on descendre ? (Blanche, 2002)
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#Posté le lundi 22 octobre 2012 18:26

Bistrot (Le café du coin, lieu démocratique)

"Le café du coin, lieu démocratique"
 
Dans le cinéma de Claude Sautet, cinéma sur les tourments des cadres de la nouvelle société de Chaban, le café du coin était encore un lieu central de l'échange et du lien social où se côtoyaient, dans la promiscuité du zinc, autour du demi, de l'½uf dur sur le pouce et du petit noir, le cadre, le commerçant, l'ouvrier, l'éboueur chauffés par la lecture du même journal.
Films de Claude Sautet, dialogues à la Audiard... deux auteurs populaires souverainement méprisés par les gauchistes (qui depuis ont retourné leur veste en douce comme avec Clint Eastwood), ces mêmes gauchistes qui encensaient à l'époque les films de François Truffaut, miroir de leur narcissisme de classe montante et bientôt dominante, à qui l'on doit, entre autres, la mythologie du café lieu de beaufitude, avec son patron supposé facho, comme cet autre dépositaire du bon sens critique et de l'indépendance à la française : le chauffeur de taxi.
Or, pour rétablir une fois de plus la vérité historique contre sa reconstruction inversée par l'intelligentsia (pour qui gauche signifie désormais antipopulaire), le café du coin est consubstantiel à l'histoire de la gauche :
C'est au café que la lecture publique des premiers journaux répandit les idées progressistes du XVIIIème siècle.C'est au café, véritable église du mouvement ouvrier, qu'avaient lieu les réunions syndicales au XIXème siècle.Quant aux patrons de cafés, ils constituaient à l'époque, et pour cause, la seule catégorie sociale extérieure au prolétariat à voter massivement socialiste.Une histoire et une tradition qui ont fait du "café du coin" à la française ce lieu privilégié de l'échange démocratique où discutaient, de façon conviviale et informelle, des gens de tous horizons autour de ce désinhibant qu'est le verre de vin qui délie les langues (contrairement au shit qui isole et abrutit), avec pour arbitre le patron de bistrot SFIO.
Un café du coin généraliste, aujourd'hui supplanté par le café à thème identifiable à sa déco "concept" : café branché, café chic, café pour touristes (et dans le rôle du tiers exclu, café d'Arabes) où les gens de même condition se retrouvent pour ne surtout pas se mélanger. Un café qui n'est plus le lieu démocratique de la confrontation publique, mais l'antichambre du dîner en ville, cette privatisation de l'échange aux contradictions circonscrites par la connivence, qui en fait la matrice séculaire de l'arrogance et de la stupidité mondaines.
Si Socrate revenait, il parlerait dans les bistrots où il n'aurait aucune chance de croiser Alain Minc.
 
Alain Soral
Jusqu'où va-t-on descendre ? (Blanche, 2002)
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#Posté le lundi 22 octobre 2012 18:25

Beauf (Pourquoi pas une Beauf Pride ?)

"Pourquoi pas une Beauf Pride ?"
 
Une fois de plus je ne peux pas rouler, la rue, l'espace public me sont interdit ; bloqués par une minorité qui n'a rien d'autre à revendiquer que son arrogance narcissique.
Tristesse de la Gay Pride. "Je vous emmerde, le pouvoir me lèche le cul car je suis un consommateur servile et dépolitisé", semble être le seul message de cette communauté d'abrutis. Message parfaitement résumé d'ailleurs par la pancarte que brandit ce Métis en string gigotant debout sur son camion, une pancarte en anglais dont la traduction française nous apprend combien il est "fier de se faire enculer".
La belle affaire.
On est loin du défilé unitaire du 1er Mai ; cette démonstration de force réduite à la misère depuis que la division des consommateurs par préférences sexuelles a remplacé la solidarité des salariés.
Aucune pancarte ne nous apprend ce que pensent les gays du Traité d'Amsterdam ou du GATT ; comme si leur tendance mondialisé n'avait pas de lien avec la tendance à la mondialisation du Marché tout court.
Mais bon, les gays après tout constituent une communauté comme une autre...
Devant ce carnaval de militants en slips, d'apprentis coiffeurs, de gogos dancers body-buildés et de commerçants du Marais, l'idée me vient, pour changer un peu, d'un autre défilé. Pas vulgaire, ce serait difficile, ni plus inutile. Pourquoi pas un défilé des gens normaux ?
Une Beauf Pride ?
Le beauf ne peut-il pas revendiquer, lui aussi, sa fierté d'appartenir à la communauté des beaufs ? N'a-t-il pas le droit de le faire bruyamment savoir par des chars d'ouvriers, de chasseurs, de pêcheurs à la ligne, de bricoleurs du dimanche acclamés par des hordes de caissières, de standardistes et de shampouineuses en transe ?
Fier de quoi ? me direz-vous.
Certes pas d'incarner le nouveau conformisme de la différence standardisée droit-de-l'hommiste Libé du surfeur de web américanophile salarié dans la mode, la com. ou la pub ; le gay lui a définitivement piqué la vedette.
Non, juste fier d'être citoyen plutôt solidaire au sens civique développé par ce qu'il sait devoir à la constitution de 93 et à la république de Jules Ferry. Ce type plutôt accueillant avec les étrangers qu'il a toujours fréquentés sur le lieu de travail (Ritals, Portos, Arabes...) ; cet électeur d'une mentalité plutôt de gauche (SFIO, Front populaire, CNR, soit la fameuse "exception française" qui fait qu'aucun parti fasciste n'a jamais pu prendre le pouvoir en France, contrairement à l'Italie, l'Allemagne, l'Espagne). Ce travailleur productif qui n'agresse personne, ne revendique rien ; juste humble, discret, poli comme les petites gens des romans de Marcel Aymé et de René Fallet moqués par les Deschiens pour leurs jardins secrets. Ce bon vivant non pathologique (baise, biture, bonne bouffe) adepte du système D et plutôt sceptique. Bref, le Français honni, le "cochon de payant" membre de cette communauté - ô combien méritante - d'ouvriers, de facteurs, de bouchers, de plombiers, de livreurs qui assument le principe de réalité et qui semblent, pour cette raison, de plus en plus interdits de cité.
Depuis quand le plus grand nombre, le travail et la modestie sont-ils des motifs de disgrâce démocratique ?
 
Alain Soral
Jusqu'où va-t-on descendre ? (Blanche, 2002)
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#Posté le lundi 22 octobre 2012 18:24

Avortement

Il y a deux visions de l'avortement :
La vision progressiste, qui permet à une fille d'éviter d'être mère dans de trop mauvaises conditions pour elle et pour l'enfant (viol, accident contraceptif chez la fille trop jeune, trop grande précarité sociale...). Un avortement dont le droit à récidive devrait être contrôlé, pour qu'une liberté acquise ne tourne pas au droit à l'irresponsabilité remboursé par la Sécurité sociale.La vision réactionnaire, celle du "mon corps m'appartient" de la femme dégradée en jouisseuse consommatrice qui, ne voulant pas voir plus loin que ses désirs individualistes conçus comme des droits (c'est mon choix), a perdu tout sens du devoir ; tout sens du lien de l'enfantement, avec le sacré (donner la vie) et le collectif (perpétuer l'espèce).Déresponsabilisation de l'individu et désacralisation de la vie qui conduisent aujourd'hui le législateur à porter à douze semaines la limite légale de l'avortement, en attendant plus, toujours plus... jusqu'à la banalisation planifiée de l'infanticide.
Inconséquence érigée en style de vie, pour que tourne à plein la société-du-désir-de-consommation, qui permet aujourd'hui à la "jeune fille moderne" d'être à la fois pour l'avortement le plus libre, contre la peine de mort (pour des coupables lointains mais pas pour l'innocent dans son ventre) et écologiste : toujours prête à laisser faire la nature, sauf quand celle-ci s'adresse directement à elle.
 
Alain Soral
Jusqu'où va-t-on descendre ? (Blanche, 2002)
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#Posté le lundi 22 octobre 2012 18:23

Autain, Clémentine

Bénéficiaire naïve d'une stratégie de la gauche plurielle qui donne le change par un peu de discrimination positive communautariste : femmes, jeunes, immigrés..., pour ne pas toucher à la gestion, Clémentine Autain, post-adolescente inculte, se retrouve aujourd'hui propulsée adjoint(e) au maire de Paris (j'entends d'ici grincer les dents de quelques fonctionnaires adultes montés à la compétence).
Là, dans son immense bureau payé avec nos sous, elle peut travailler à la mise en place du programme qui l'obnubile : la parité des tâches domestiques, qu'elle ne pratique pas elle-même, mais dont elle sait les femmes écrasées par la faute des hommes.
Un flic derrière chaque évier, telle est sa vision du progrès social et démocratique ; Joseph Staline lui-même n'aurait pas osé en rêver.
Pour Clémentine Autain, les tours de vaisselle, l'aspirateur, savoir si on se met dessus ou dessous au lit... tout est politique - donc soumis au contrôle politique - sauf bien sûr ce qui fonde la politique elle-même : les rapports socio-économiques dont l'essence est de se situer au-delà de la domesticité, et du niveau de conscience de Clémentine Autain.
Sans doute pour faire branché (selon la conception qu'en a l'empereur du look Robert Hue), et achever d'éc½urer ses derniers électeurs en se prosternant  devant tous ses ennemis historiques (gauchistes, sociaux-démocrates, féministes), le PCF accueille à son tour Clémentine Autain sur ses listes.
Misère de voir ce qui fut le parti des prolétaires et de la pensée marxiste se mettre à racoler les petites filles aux sorties des écoles pour être sûr de crever plus vite.
Sous le règne d'une gauche réduite à l'art de la diversion, il n'est pas déraisonnable de penser que Clémentine Autain devienne un jour ministre (pourquoi pas ministre des Jeunes Filles libérées des tâches domestiques ?).
Il ne restera plus alors, pour achever d'ôter tout sérieux à la politique, qu'à nommer, au ministère des Animaux domestiques, un caniche.
 
Alain Soral
Jusqu'où va-t-on descendre ? (Blanche, 2002)
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#Posté le lundi 22 octobre 2012 18:21

Arts Premiers (Les arts premiers n'existent pas)

"Les arts premiers n'existent pas"
 
Si l'appellation "art primitif" avait quelque chose de péjoratif, elle avait le mérite d'être cohérente au regard du colonialisme qui l'avait à la fois découverte et créée : l'art africain, autant artistique que religieux et social, n'ayant pas été conçu à l'origine par les Africains pour finir en bibelots sur la cheminée des colons belges.
Appellation condescendante et fascinée pour le "primitif", née de la supériorité objective d'un monde qui en avait conquis un autre ; un monde occidental qui doute aujourd'hui de sa supériorité, vu où celle-ci l'a mené (Shoah, Hiroshima, Loana...), mais qui ne doit pas confondre une légitime réflexion avec de la flatterie compensatoire.
Car si ces arts ne sont pas "primitifs" (ça se discute), ils sont encore moins "premiers", le seul critère pour juger objectivement de ce qui est premier étant la chronologie : les peintures rupestres de Lascaux, vieilles de 40 000 ans, sont assurément plus "premières" que les bakotas, faits au XIXème siècle avec du cuivre récupéré de nos propres casseroles. À moins de penser que les Africains du siècle dernier étaient encore plus primitifs que nous il y a 40 000 ans, ce qui a tout d'un jugement de valeur ethnocentrique pour le moins péjératif.
"Premier" (fondateur" ou "primitif" (mal dégrossi), la terminologie reste, comme toujours, une question de pouvoir, or le pouvoir de décréter "primitif" ou "premier" l'art des autres, c'est toujours nous qui l'avons ; les Africains, que je sache, n'ayant pas encore les moyens d'édifier chez eux des musées d'"arts seconds" consacrés à nos cathédrales et au quattrocento.
Malaise de colons occidentaux qui ont beau jeu de magnifier aujourd'hui à l'excès ce qu'ils ont contribué à détruire, puisque depuis qu'ils ont décrété l'art africain génial dans les années 20, les Africains d'Afrique ont cessé d'en faire pour ne plus produire que de la copie pour touristes, ravalant leurs arts majeurs au niveau de nos peintures de la place du Tertre !
Plus révélateur encore du malaise occidental que ce petit jeu sur les mots, la volonté - affichée par le plus haut représentant de l'Étant français - de remplacer le musée de la Marine et le musée de l'Homme par un musée des Arts premiers ; soit, comme Éric Tabarly l'avait bien compris, un musée populaire du génie occidental (celui qui permit à Christophe Colomb de découvrir l'Amérique) et un mudée au service du lobby des antiquaires à l'origine du projet.
Deux musées nationaux voués au public populaire et aux chercheurs, sacrifiés - pour qui connaît les liens étroits unissant le milieu de l'art primitif, celui de l'art contemporain et une certaine bourgeoisie post-moderne - pour un musée pour snobs : un musée du colonialisme honteux de ses origines et de ses conquêtes, mais tout à la gloire de ses habiles commerçants !
 
Alain Soral
Jusqu'où va-t-on descendre ? (Blanche, 2002)

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#Posté le lundi 22 octobre 2012 18:20

Antifascisme (De l'intérêt d'avoir toujours une lutte antifasciste de retard)

"De l'intérêt d'avoir toujours une lutte antifasciste de retard"
 
"Fasciste !" est sans doute le qualificatif le plus galvaudé du vocabulaire politique. Pour le pavlovien de gauche, il est à peu près l'équivalent de "pédé !" pour l'automobiliste : une injure généraliste interchangeable vidée de tout sens à force d'avoir été servie à toutes les sauces depuis les années 70 (De Gaulle, orthographe, Michel Sardou, vivisection, pénis...).
Un abus du mot fasciste qui a, au mieux, valeur de test pour mesurer le degré de pauvreté et de malhonnêteté intellectuelles : Bernard-Henri Lévy n'a-t-il pas récemment accusé de sympathie fasciste tous ceux qui refuseraient de suivre inconditionnellement la politique US en Afghanistan ?
Rappelons d'abord que si le fascisme a existé en Italie, puis en Allemagne et en Espagne dans les années 20-30, hormis la parenthèse pétainiste due à l'occupation allemande, le fascisme n'a jamais existé en France, et ce grâce à cette sensibilité de gauche profondément ancrée dans l'âme de son peuple, et qui remonte à la Révolution française.
Pour un progressiste, lutter contre le fascisme dans les années 30-40 (guerre d'Espagne, Résistance...) était un engagement et une réalité.
Lutter contre le fascisme depuis est plutôt de l'ordre de la pose et du fantasme (Mitterrand contre le retour de De Gaulle en 58, Sartre et tous ses suiveurs sorbonnards : gauchistes, maos, trotskistes...) ; une forme d'exaltation adolescente, un moyen de rencontre à la manif qui dépasse rarement le temps béni des études universitaires. L'avènement d'un régime autoritaire de type militaire n'est plus depuis des lustres une menace sérieuse dans aucun pays développé, ni en France ni ailleurs, puisque, comme l'avait compris Pier Paulo Pasolini dès 1973, les mêmes qui avaient sponsorisé le fascisme des années 30 ont mis en place, dans les années 60, un système infiniment moins coûteux et bien plus efficace pour enlever au peuple toute volonté séditieuse... Et ce système s'appelle société de consommation.
Tous les grands intellectuels de gauche à l'époque l'avaient d'ailleurs compris (Roland Barthes, Guy Debord, Jacques Tati...) et il fallut combler d'avantages en nature leurs successeurs (Daniel Cohn-Bendit, Serge July, Bernard Kouchner...) pour qu'ils acceptent de l'oublier.
Dès lors, la lutte contre la menace fasciste du FN, prônée par tous les grigris mitterrandiens (Touche pas à mon pote, SOS racisme, Ras l'front...), alors que se mettait en place, dès 83, le néo-fascisme économique de l'ultralibéralisme mondialisé (celui prôné aujourd'hui par l'ex néo-nazi Alain Madelin), aurait dû se révéler aux yeux des intellectuels sérieux pour ce qu'elle était : de la bêtise lycéenne (Alain Krivine) au service d'une vaste stratégie des leurres.
Un simulacre de gauche mené par des malins (Harlem Désir, Georges-Marc Benamou, Gérard Miller...) dont l'intérêt bien senti est d'entraîner les bonnes volontés naïves à avoir toujours avec eux une lutte antifasciste de retard.
 
Alain Soral
Jusqu'où va-t-on descendre ? (Blanche, 2002)
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#Posté le lundi 22 octobre 2012 18:19

Animateur Télé (Un métier de raté)

"Un métier de raté"
 
Le charme et la compétence de l'animateur télé ancienne époque, celle des Martin, Bouvard, Morin, Sevran, Amadou... venaient de son parcours : un parcours de raté.
Avant de se résoudre à ce métier de camelot, il avait tout essayé : écriture, théâtre, musique, chanson... parfois même avec un certain talent.
Autant de vocations avortées, d'espoirs déçus qui lui donnaient, outre une certaine culture générale et du vécu, ce respect fait d'humilité et de tendresse pour ceux qui rament encore et n'ont pas renoncé : ses invités.
Conscient de son rôle secondaire, l'animateur télé à l'ancienne servait la soupe avec malice et bonhommie, avec pour philosophie de la vie ce fatalisme tendre du loser qui a vu la victoire lui échapper de près, cette fêlure qui seule confère l'élégance et la classe ; une humanité qu'un Patrick Sabatier lui-même a fini par acquérir à force de morfler, lui dont le dentier américain terrifiait jadis la France entière de sa glaciale efficacité.
Aujourd'hui, animateur télé n'est plus la gagne-pain du vieux saltimbanque épuisé (héros de la chanson d'Aznavour "Je m'voyais déjà") mais un but en soi, le désir suprême du jeune con, arriviste, inculte, programmé.
Plus médiatisé que ses invités, désormais la vedette qui prend la grosse galette, c'est lui.
Comme il est jeune et qu'il a toujours voulu faire ce métier (quand le moindre enfant normal rêve de devenir cosmonaute, cycliste ou Robin des bois), il cumule d'emblée manque d'envergure et d'épaisseur, un défaut de patine que seuls confèrent les coups de pied au cul et qui rend si transparent, si agaçant parfois, le petit Fogiel.
Vide gonflé d'arrivisme servile que l'animateur nouvelle époque s'efforce de maquiller par une escouade d'assistants, des fiches et l'oreillette d'où lui vient tantôt sa vivacité ironique de VRP (Nagui), tantôt, s'il est vraiment prêt à tout pour durer, ce côté désespérément lisse d'animateur de séminaire d'entreprise (Delarue).
Si bien que lorsqu'un animateur ancienne école revient, un type qui ado rêvait sans doute d'être un poète, qui étudiant dut en chier pour baiser sans le sou avec son gros cul, qui n'hésita pas plus tard à tâter de la drogue et à perdre du temps à côtoyer des marginaux ; un type qui a même essayé, certes en se faisant aider, de devenir un écrivain, un penseur (royaliste c'est con mais tellement plus drôle que social-démocrate), qui aimerait plus tard qu'on parle de lui comme l'héritier de Hallier plutôt que de Drucker... Bref, quand un type comme Thierry Ardisson se retrouve animateur après avoir raté tout ce que lui-même considérait comme seul sérieux et respectable, alors, souverain paradoxe, dans cette spécialité qu'il sait ne pas en être une, il se met d'un coup à casser la baraque
 
 
Alain Soral
Jusqu'où va-t-on descendre ? (Blanche, 2002)
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#Posté le lundi 22 octobre 2012 18:18

Modifié le lundi 22 octobre 2012 18:29

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Cela fait assez longtemps maintenant que je ne met plus ce blog à jour, je pense que vous l'auriez remarqué. Les textes qui y sont datent d'une certaine époque où l'envie décrire me prenait beaucoup. Je n'avais pas le même âge, je ne vivais pas les mêmes choses mais je tiens tout de même à les garder car j'assume ce qui y est dit. J'ai bien entendu évolué depuis et je n'ai plus la même vie et j'ai beaucoup moins de temps pour mettre ce blog à jour. Il ne reçoit plus beaucoup de visite non plus mais je le garde ouvert pour les passants qui s'y perdraient et au cas où je trouve quelque chose ayant suffisamment d'intérêt pour être publié.
Merci pour votre attention
Tags : BLOG, Vieux, Musées, vicken
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#Posté le samedi 21 avril 2012 17:41 via Skyrock iPhone

S 5°50.6290000002 W 5°18.1960000002

L'Elfe-Roi

Voici un texte qui n'est absolument pas de moi, je tiens à le préciser, je le publie tout simplement car il m'a plu mais je ne vais pas vous en dire plus


Il était une fois un royaume elfique différent de tout ce que nous avions déjà vu. Une forêt dorée loin des ombres du monde frivole où les plantes et les pierres s'entretiennent joyeusement à bavarder. Les montagnes sont d'un vert si pur, le vert des époques anciennes. Il y avait une lumière qui ne pouvait être décrite par nulle langue mondaine. Une région où tout était si merveilleux comme si nous étions endormis et que nous ouvrions les yeux à la vie pour la première fois. Voilà le royaume de notre personnage principal : l'Elfe-Roi.
Il ét
ait d'une beauté et noblesse d'esprit indicible. Des cheveux très longs et lisses, son visage aux traits bien caractéristiques d'un elfe. Le teint clair cachait toute une histoire de massacres et bravoure de sa civilisation ancestrale. Et son corps mince et résistant protégé par des vêtements argentés. Et un tout petit détail, pas moins important, à le distinguer : il avait un oeil de verre, son oeil gauche.
Son oeil gauche était en
verre et il semblait vernissée d'une nuit éternelle. Il voyait la vie à moitié mais il voyait la vie entièrement. Parfois son regard était immobile, comme s'il demeurait sur un point fixe. Et il y était.
S
on oeil gauche était en verre ; profond, incisif et débordant toute sa malignité à travers sa couleur d'ébène. Mais avec l'oeil qui ne voyait pas il guettait la mie des choses. En s'appuyant sur son imagination, l'Elfe-Roi visitait des endroits où n'arrivait jamais le regard. Un jour il s'est aperçu guetté, lui aussi. Des profondeurs du Lac couleur d'absynthe de son royaume une intruse surgit. La Princesse Elfique devînt son amante et amie. Elle essaya de deviner le mystère caché sous l'oeil de verre de son bien-aimé.
L'Elfe-Roi r
égnait hermétique. Avec l'oeil droit il voyait le Soleil, la lumière, le futur, le midi. Avec l'oeil gauche il voyait la Lune, la noirceur, le passé, le minuit. L'oeil de verre suscitait attention et appréhension. La mémoire était d'une qualité nébuleuse et fuyarde. Ce dont on se rappelle correspond t-il à la vérité des événements ? Qui est capable d'affirmer la vérité en se basant sur des souvenirs ?
La Princesse elf
ique, à son tour, se laissait traîner par le mystère comme quelqu'un qui ne voit pas et qui fait complète confiance à son guide. Comme ça l'Elfe-Roi put lui faire connaître les aspects inconnus, il la fit immerger dans d'autres mondes, où les décors étaient à l'envers. Des pays imaginaires où l'hiver est éternel, où il fait chaud et bon vivre. Ils passèrent aux cimetières où les morts n'ont ni chaud ni froid. Ils piétinèrent au milieu d'un bal de feuilles mortes, pour ensuite traverser le champs des tulipes printanières. Ils montèrent sur les derniers rayons d'un soleil d'été et poursuivirent les limites infinies de l'horizon. Enfin ils disparurent dans une boule de feu rouge des éclairs de toutes les couleurs. L'humanité postérieurement l'aurait discerné: “un orage inexplicable”!!
D'un demi-regard mi-flou il voyait la v
ie. Son demi-regard l'a forgé. De son côté droit il était un Roi vigilant qui ne succombait pas aux faiblesses. De son côté gauche il se permettait d'être enfant et de rêver. Et...sa Princesse Elfique...elle transitait de l'un à l'autre, passionnée qu'elle était des deux côtés d'une même créature.


Rondo Veneziano - Litorali

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#Posté le lundi 25 octobre 2010 18:58

Modifié le lundi 25 octobre 2010 19:13

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